Les terres à bois du Québec : un patrimoine naturel inestimable

terre à bois

Nos premières amours ne nous quittent jamais. Ainsi, le temps de cet article, je délaisserai mon habit de courtier pour faire l’éloge de l’une des plus belles richesses du Québec : ses terres à bois.
La Belle Province est reconnue pour ses vastes forêts : celles-ci jouent un rôle primordial sur les plans écologique, culturel, économique. Examinons le tout en détail…

UNE GRANDE RICHESSE…

…sur le plan écologique

Saviez-vous que

  • les terres à bois couvrent plus de la moitié de la superficie du Québec ce qui représente 2 % des forêts mondiales?
  • les forêts boréales, qui dominent le paysage, sont composées d’une vingtaine d’espèces d’arbres, principalement des conifères – épinettes, sapins, pins, mélèzes – et quelques feuillus comme le peuplier faux-tremble, le peuplier baumier et le bouleau?
  • nos forêts abritent une impressionnante variété faunique, floristique et entomologique?
  • ces forêts fournissent un habitat à de nombreuses espèces menacées (caribou des bois) ou vulnérables (pygargue à tête blanche) y habitent?
  • la biodiversité, qui est à la base des écosystèmes, contribue à la
    • régulation du climat – pensons ici aux arbres qui absorbent le dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre; 
    • purification de l’air et de l’eau;
    • protection des sols?
 

…sur le plan culturel
La forêt qui marie traditions et savoirs ancestraux est un lieu sacré pour les Peuples autochtones. Ils ont depuis fort longtemps compris et apprivoisé ses cycles naturels et ils vouent un grand respect à cette précieuse ressource qui nourrit le corps et l’esprit.

La forêt est également une source de plaisir pour tous les amateurs de plein air. Elle offre ses splendeurs aux randonneurs, skieurs, campeurs, chasseurs, en renforçant leurs liens avec la nature, contribuant ainsi à préserver leur santé physique et mentale.

…sur le plan économique
L’industrie forestière est l’un des piliers de l’économie du Québec. Cette industrie génère des milliards de dollars et soutient des milliers d’emplois.

Bien que l’industrie connaisse parfois des périodes économiques plus difficiles, le Québec maintient l’exportation des produits dérivés du bois – papier, mobilier, matériaux de construction – en tentant d’établir de nouveaux partenariats commerciaux.

La Belle Province demeure également un acteur majeur de la production de papier journal en Amérique du Nord.

Outre le bois, les forêts regorgent de ressources non ligneuses comme les champignons (dont la cueillette est l’une de mes activités préférées 😉), les baies, les plantes médicinales, ressources pour lesquelles de nouveaux marchés ne cessent de se développer.

Mais, cette grande richesse est menacée…
De nos jours, les terres à bois font face à plusieurs défis.

  • Les forêts souffrent des changements climatiques. La fréquence des événements extrêmes – tempêtes, sécheresses, incendies – détériore la santé des forêts en entraînant notamment des modifications aux écosystèmes.
  • Un grand nombre de terres à bois sont menacées par la présence d’espèces exotiques envahissantes.
  • L’exploitation forestière trop souvent intensive, l’urbanisation et l’agriculture – 3 activités humaines – contribuent à fragmenter les habitats et à réduire la biodiversité.

Elle doit être gérée intelligemment…
La gestion durable des terres à bois est devenue incontournable pour assurer leur pérennité – une gestion qui peut se compliquer par l’importance de maintenir un équilibre entre les besoins économiques et la protection de l’environnement!

Il y a quelques années, le gouvernement québécois a élaboré la Stratégie d’aménagement durable des forêts. Elle a pour but d’orienter les actions et de mobiliser l’ensemble des acteurs forestiers du Québec, par exemple,

  • en collaboration avec les communautés autochtones et les entreprises forestières, on conçoit des mesures afin de respecter les droits de ces communautés tout en assurant l’exploitation responsable des ressources (coupe sélective, reforestation…);
  • on mise sur l’augmentation des aires protégées qui comprennent, entre autres, les parcs nationaux et les réserves fauniques, reconnaissant ainsi leur importance pour atteindre des objectifs de développement durable.

Des organisations non gouvernementales, des groupes communautaires et des chercheurs unissent leurs efforts pour protéger les écosystèmes forestiers. On voit naître des projets de reforestation et de restauration des habitats pour inverser la dégradation de ces zones et renforcer la résilience des forêts face aux changements climatiques.

La certification forestière, comme le Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC) et le Forest Stewardship Council (FSC), est également un outil important pour promouvoir des pratiques durables.

C’est un patrimoine naturel inestimable…
…dont la préservation est LA responsabilité de tous les acteurs forestiers dont vous et moi faisons partie. Eh oui! On reconnait facilement les responsabilités qu’ont les compagnies forestières, mais nous – propriétaire, randonneur, campeur, skieur… – avons également le devoir de respecter le sol que nous foulons en posant bien souvent des gestes simples : ramasser nos déchets après un pique-nique en forêt; se conformer aux règlements concernant les feux de camp; ne pas abattre inutilement des arbres de notre terre à bois.

Les forêts sont essentielles à la vie; en les protégeant, on assure un avenir aux générations futures.

J’aime les terres à bois et je suis toujours prêt à renseigner un éventuel acheteur sur la valeur et la beauté de ces biens.

 

François Ducharme courtier immobilier
AGRICOLE – FORESTIER – VILLÉGIATURE – RÉSIDENTIEL
Formation technique forestière g.f., solides connaissances du monde agricole
Formation Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles

Site : https://francoisducharme.ca/
FACEBOOK : https://www.facebook.com/FrancoisDucharmeCourtier
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